Et bien voilà, le boulot c’est fini. Depuis vendredi.

J’ai eu droit à une super petite soirée avec mes collègues, au Café Belga, place Flagey, à Bruxelles.
Beaucoup d’émotions, beaucoup d’amour, beaucoup d’alcool, un peu de tristesse, quelques petits cadeaux qui vont droit au coeur, quelques larmes… Bref, que du bonheur.

Le week-end se passe bien, avec ma famille et ma copine. Je ne me rend pas bien compte de ce qui se passe.
Et puis la semaine commence. Les habitudes sont rompues, le réveil est désactivé, plus besoin de se lever tôt, de prendre le tram, d’aller au boulot, de prendre un café. Je me lève quand je veux.
J’essaie de préparer mon voyage tant bien que mal, j’appelle Belgacom, Electrabel, Mobistar. Je ne me rend pas bien compte de ce qui se passe.

Mardi, 13h, je suis au supermarché pour faire quelques courses, histoire de ne pas me laisser mourir de faim. Mon téléphone sonne, ma copine me fait comprendre gentiment que c’est fini. Ben oui, ça fait pas longtemps qu’on est ensemble, et en plus je m’en vais à l’autre bout du monde, et pendant longtemps. Mais merde quoi, cette fille je l’attendais depuis tellement longtemps ! Pourquoi ça m’arrive maintenant hein ? J’ai les jambes qui tremblent, je remets tout les articles à leur place, j’ai les larmes aux yeux, je ne garde qu’une pizza et du pain (hé oui la survie c’est plus fort que tout), je passe à la caisse, je retourne chez moi… Je ne me rend pas bien compte de ce qui se passe…

Le soir même, je pars à Liège, voir du monde, la voir, parler, comprendre, faire ce que je peux pour aller mieux. Des amis me rejoignent, pour boire un verre, me soutenir, mais l’esprit n’est pas à la fête.

On est vendredi, et j’essaye toujours de me bouger pour mon voyage.
Ca fait bizarre de ne plus avoir de boulot…
Ca fait mal de ne plus avoir de copine…
Je décolle dans un mois…
Je ne me rend pas bien compte de ce qui se passe…

2 réponses à “Pas facile…”
  1. Hé ouais mec, j’comprends tout à fait ce par quoi tu passes: en quelques jours, tous les petits repères de ta vie quotidienne se fragmentent… C’est une partie de toi qui est maintenant à ranger dans un coin. Le doute, l’incertitude de ce qui t’attend…
    Et puis il reste tes potes, comme témoins de ta vie passée, pour ne pas te sentir complètement paumé…

    Comme le disait le deuxième meilleur spécialiste de Marcel Proust, ce sont toutes ces conneries qui nous font nous sentir vivants, qui nous construisent…
    C’est un putain de voyage dans lequel tu te lances, et j’connais pas grand monde qui ai les couilles de faire ce que tu as mis en route…

  2. Az-Eddine dit :

    Oui c’est vrai…merci Julien!
    Françoise merci aussi

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